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Ils ont risqué — et souvent donné — leur vie pour la liberté. OnBouge suit leurs pas, lieu par lieu : là où ils sont nés, ont résisté, ont été emprisonnés, ont triomphé. De Nelson Mandela à Jean Moulin, une mémoire à hauteur de rue, reliée aux villes d'OnBouge.
🛠️ Univers en construction — OnBouge enrichit progressivement chaque Grande Figure (biographie, lieux de mémoire, sources, vidéos). Une figure ou un lieu manque ? Dites-le-nous.
Avocat et militant anti-apartheid, Nelson Mandela passa 27 ans en prison avant de devenir, en 1994, le premier président noir d'Afrique du Sud élu au suffrage universel. Symbole mondial de la réconciliation, il reçut le prix Nobel de la paix en 1993.
Préfet révoqué par Vichy, Jean Moulin devint le principal unificateur de la Résistance française et fonda en 1943 le Conseil national de la Résistance. Arrêté puis torturé par la Gestapo, il mourut sans parler — figure du sacrifice et de l'unité.
Orphelin du génocide arménien arrivé en France à 19 ans, Missak Manouchian devint ouvrier, poète, puis chef militaire des FTP-MOI — ces résistants étrangers que la propagande allemande placarda sur « l'Affiche rouge ». Fusillé au Mont-Valérien le 21 février 1944, il est entré au Panthéon quatre-vingts ans jour pour jour après son exécution.
Lucie Bernard, agrégée d'histoire, et Raymond Samuel, ingénieur, fondent en 1941 le mouvement Libération-Sud. Après l'arrestation de Raymond à Caluire aux côtés de Jean Moulin, Lucie monte l'attaque du camion qui le libère, lui et treize autres prisonniers, en octobre 1943.
Général aviateur portugais surnommé « le général sans peur », Humberto Delgado défia ouvertement Salazar lors de la présidentielle de 1958. Contraint à l'exil, il fut assassiné en 1965 près de la frontière espagnole par la police politique de l'Estado Novo.
Consul du Portugal à Bordeaux en 1940, Aristides de Sousa Mendes délivra, contre les ordres de Salazar, des milliers de visas qui sauvèrent des réfugiés fuyant les nazis. Déchu et ruiné, il fut reconnu « Juste parmi les nations ».
Capitaine de l'armée portugaise, Salgueiro Maia mena les colonnes décisives de la Révolution des Œillets, le 25 avril 1974, qui renversa la dictature presque sans verser le sang. Il refusa tout pouvoir et resta un militaire discret.
Avocat puis guide de l'indépendance indienne, Mahatma Gandhi fit de la non-violence (satyagraha) et de la désobéissance civile une arme politique, de la Marche du sel (1930) à l'indépendance de 1947. Il fut assassiné en 1948.
Pasteur baptiste et leader du mouvement des droits civiques américain, Martin Luther King prôna la non-violence et prononça en 1963 son discours « I Have a Dream ». Prix Nobel de la paix 1964, il fut assassiné à Memphis en 1968.
Agronome et théoricien, Amílcar Cabral dirigea la lutte d'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert contre la colonisation portugaise. Penseur majeur de la libération africaine, il fut assassiné à Conakry en 1973, peu avant l'indépendance.
Médecin et poète, Agostinho Neto mena le MPLA dans la lutte pour l'indépendance de l'Angola, dont il devint le premier président en 1975. Sa poésie de combat reste un pilier de la culture angolaise.
Premier président du Mozambique indépendant (1975), Samora Machel conduisit le FRELIMO contre le colonialisme portugais. Figure du panafricanisme, il mourut en 1986 dans un accident d'avion aux circonstances contestées.
Ancien esclave devenu général, Toussaint Louverture mena la révolution de Saint-Domingue, première grande révolte d'esclaves victorieuse, ouvrant la voie à l'indépendance d'Haïti (1804). Arrêté par Bonaparte, il mourut emprisonné en France.
Rescapée d'Auschwitz, magistrate et femme d'État française, Simone Veil fit adopter en 1975 la loi dépénalisant l'avortement. Première présidente du Parlement européen élu (1979), elle entra au Panthéon en 2018.
Couturière afro-américaine, Rosa Parks refusa en 1955 de céder sa place à un passager blanc dans un bus de Montgomery, déclenchant le boycott qui lança le mouvement des droits civiques. On la surnomme « la mère du mouvement ».
Poète et homme politique martiniquais, Aimé Césaire fut l'un des fondateurs de la négritude et l'auteur du « Cahier d'un retour au pays natal ». Maire de Fort-de-France et député, il porta la voix des peuples colonisés.
Homme politique français, Victor Schœlcher fut l'artisan du décret abolissant l'esclavage dans les colonies françaises en 1848. Il consacra sa vie au combat abolitionniste et repose au Panthéon.
Étudiante allemande, Sophie Scholl fut une figure de la Rose blanche, réseau de résistance non violente au nazisme. Arrêtée pour distribution de tracts, elle fut exécutée en 1943, à 21 ans — symbole de la jeunesse résistante.
Femme de lettres et révolutionnaire, Olympe de Gouges rédigea en 1791 la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Opposée à la Terreur et défenseure des droits, elle fut guillotinée en 1793.
Poète, agrégé et homme d'État, Léopold Sédar Senghor fut un théoricien de la négritude et le premier président du Sénégal (1960-1980). Premier Africain élu à l'Académie française, il incarna le dialogue des cultures.
Psychiatre et penseur martiniquais, Frantz Fanon analysa l'aliénation coloniale dans « Peau noire, masques blancs » et « Les Damnés de la terre ». Engagé dans la révolution algérienne, il marqua durablement les luttes anticoloniales.
Adolescente juive allemande réfugiée à Amsterdam, Anne Frank tint un journal pendant deux ans de clandestinité sous l'occupation nazie. Déportée, elle mourut au camp de Bergen-Belsen en 1945 ; son « Journal » est lu dans le monde entier.
Dramaturge et dissident, Václav Havel fut une voix majeure de l'opposition au régime communiste tchécoslovaque (Charte 77). Figure de la Révolution de velours (1989), il devint président de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque.
Électricien des chantiers navals de Gdańsk, Lech Wałęsa fonda Solidarność, premier syndicat libre du bloc de l'Est. Prix Nobel de la paix 1983, il devint président de la Pologne (1990-1995) après la chute du communisme.
Philosophe, professeur et homme politique, Jean Jaurès fut une grande figure du socialisme français et un défenseur infatigable de la paix. Fondateur du journal L'Humanité, il fut assassiné le 31 juillet 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale.
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