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Olympe de Gouges

Femme de lettres et révolutionnaire, Olympe de Gouges rédigea en 1791 la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Opposée à la Terreur et défenseure des droits, elle fut guillotinée en 1793.

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Olympe de Gouges 1748–1793 · FranceFemme de lettres et révolutionnaire : autrice de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » (1791), guillotinée.✓ Dossier complet

Marie Gouze naît le 7 mai 1748 à Montauban, fille d'une famille modeste. Veuve à 18 ans d'un mariage arrangé, elle refuse de se remarier — « le tombeau de la confiance et de l'amour » —, monte à Paris et se choisit un nom : Olympe de Gouges. Autodidacte, elle écrit des dizaines de pièces de théâtre, de romans et de brochures politiques.

Dès 1785, sa pièce « Zamore et Mirza, ou l'heureux naufrage » dénonce l'esclavage des Noirs, ce qui lui vaut l'hostilité du lobby colonial. La Révolution en fait une pamphlétaire infatigable : elle réclame le divorce, la reconnaissance des enfants naturels, des ateliers pour les chômeurs, des maternités, un impôt volontaire.

En septembre 1791, elle publie la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », calquée article par article sur celle de 1789 : « La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. » Elle y écrit aussi cette phrase qui deviendra prophétique pour elle-même : « La femme a le droit de monter à l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune. »

Girondine de cœur, elle s'oppose à la Terreur et propose de défendre Louis XVI à son procès tout en désapprouvant la royauté. Arrêtée pour un placard fédéraliste, jugée sans avocat, elle est guillotinée le 3 novembre 1793. Il faudra attendre 1944 pour que les Françaises obtiennent le droit de vote.

« La femme a le droit de monter à l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune. »— Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, 1791

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