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Aimé Césaire

Poète et homme politique martiniquais, Aimé Césaire fut l'un des fondateurs de la négritude et l'auteur du « Cahier d'un retour au pays natal ». Maire de Fort-de-France et député, il porta la voix des peuples colonisés.

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Aimé Césaire 1913–2008 · Martinique (France)Poète de la négritude et maire de Fort-de-France : il porta la dignité et l'émancipation des peuples colonisés.✓ Dossier complet

Aimé Césaire naît le 26 juin 1913 à Basse-Pointe, au pied de la montagne Pelée, en Martinique, sixième d'une famille de sept enfants. Boursier au lycée Schoelcher de Fort-de-France puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, il y rencontre le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas : ensemble, ils forgent le mot et l'idée de « négritude » — le refus de l'assimilation, la revendication d'une identité noire debout.

En 1939 paraît le « Cahier d'un retour au pays natal », long poème devenu texte fondateur des littératures francophones. En 1950, son « Discours sur le colonialisme » démonte l'imposture civilisatrice de la colonisation et fait scandale.

Élu maire de Fort-de-France en 1945 et député de la Martinique, il est le rapporteur de la loi du 19 mars 1946 transformant les quatre « vieilles colonies » en départements français — une loi d'égalité des droits dont il dira plus tard qu'elle n'a pas tenu toutes ses promesses. Il rompt avec le Parti communiste en 1956 par sa retentissante « Lettre à Maurice Thorez ».

Maire pendant cinquante-six ans, dramaturge (« La Tragédie du roi Christophe »), il meurt le 17 avril 2008 à Fort-de-France. Des funérailles nationales lui sont rendues et une plaque lui est dédiée au Panthéon en 2011.

« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche. »— Aimé Césaire, Cahier d'un retour au pays natal

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