Qu'est-ce qui ne va pas ? (page, donnée fausse, bug d'affichage…)

Agronome et théoricien, Amílcar Cabral dirigea la lutte d'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert contre la colonisation portugaise. Penseur majeur de la libération africaine, il fut assassiné à Conakry en 1973, peu avant l'indépendance.
🛠️ Univers en construction — OnBouge enrichit progressivement chaque Grande Figure (biographie, lieux de mémoire, sources, vidéos). Une figure ou un lieu manque ? Dites-le-nous.
Amílcar Lopes Cabral naît le 12 septembre 1924 à Bafatá, en Guinée portugaise, de parents cap-verdiens. Boursier à Lisbonne, il y devient ingénieur agronome et fréquente la Casa dos Estudantes do Império, creuset d'une génération de futurs dirigeants africains — Agostinho Neto, Mário Pinto de Andrade, Eduardo Mondlane.
Chargé du recensement agricole de la Guinée en 1953, il parcourt le territoire village par village : cette enquête de terrain lui donne une connaissance du pays que nul colon n'a. En 1956, il fonde le PAIGC, parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, avant de lancer en 1963 la lutte armée contre la puissance coloniale portugaise.
Théoricien autant que combattant, il fait de la culture le cœur du combat de libération et organise, dans les zones libérées, des écoles, des hôpitaux et des « boutiques du peuple ». Ses textes — sur le « retour aux sources » et le rôle de la petite bourgeoisie — comptent parmi les plus lus de la pensée anticoloniale africaine.
Il est assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry, à quelques mois de la proclamation unilatérale de l'indépendance de la Guinée-Bissau (24 septembre 1973), reconnue par Lisbonne après la Révolution des Œillets. Le Cap-Vert devient indépendant en 1975 ; l'aéroport international de Sal porte son nom.
« Ne dites pas que nous avons remporté de grandes victoires : nous avons commencé par ne pas mentir au peuple. »— Amílcar Cabral
Une figure de la liberté, un lieu de mémoire manque encore ? Dites-le-nous — OnBouge la créera en priorité.